Le chemin vers la parité
28/02/2023Le jeudi 24 février, le Parlement a adopté la loi sport, dont l’une des mesures vise à instaurer une parité stricte dans les instances dirigeantes sportives d’ici 2024. Dès 2024, les fédérations devront compter 50% de femmes. Les organes déconcentrés auront quant à eux un délai supplémentaire de quatre ans, dès 2028.
La création d’un groupe de travail sur la Parité au sein de la Ligue Sud était donc nécessaire.
La parité dans la gouvernance du sport dès 2024
Le sport est à la traine sur le terrain de l’égalité femmes-hommes. Aujourd’hui, trois fédérations olympiques et paralympiques sur quarante sont présidées par des femmes. « Sans mesures un peu discriminatoires, on n’y arrivera pas », a estimé la ministre déléguée chargée des sports, Roxana Maracineanu.
La parité intégrale dans les instances dirigeantes des fédérations sportives dès 2024, entre dans le cadre du projet de loi pour « démocratiser le sport ». Pour ne pas freiner ce processus, le texte de loi mentionne également l’interdiction d’effectuer plus de trois mandats à la tête d’une fédération sportive ou d’une ligue régionale.
Avec comme ligne de mire Paris 2024, et sa promesse d’un héritage qui soit structurellement solide et éthique, il est temps de durablement bouger les lignes. La France peut être fière d’organiser les premiers Jeux olympiques et paralympiques totalement paritaires, avec autant d’athlètes hommes que d’athlètes femmes. Toutefois, des inégalités fortes demeurent dans le monde sportif : inégalités d’accès à la pratique pour les petites filles, inégalités des primes et des salaires, inégalités des moyens alloués au sport au féminin, inégalités de médiatisation, en comparaison de ceux dont bénéficie le sport au masculin.
Pour atteindre la parité , une mutation profonde de la méthode de gouvernance est inévitable pour une majorité de fédérations. Pour ces dernières, le marathon 2024 a déjà commencé.
La Ligue Sud se bouge
C’est une parité symbolique qui doit faire avancer le débat sur l’égalité femmes-hommes, s’il y a un travail de fond qui l’accompagne. Et ce travail de fond nous pouvons et devons également le faire au sein de la Ligue Sud de Rugby.
Avec comme cheffe d’orchestre, Marie-Pierre Ayglon, un groupe de travail s’est donc formé dans l’objectif de recruter de nouvelles dirigeantes dans notre structure. La Ligue Sud est à ce jour une ligue pilote. Ce travail rentre dans la démarche RSO.
De gauche à droite sur la photo : Jean-Paul Lemaire, Céline Leclerc, Marie-Pierre Ayglon, Mireille Dorey, Dominique Bertin, Marie-Pierre Dantin (quelques membres de la commission).
Les actions concrètes du groupe du travail :
Accompagner des dirigeantes novices.
- Accompagner des dirigeantes novices en proposant un programme au format distanciel : coût 0€ / Souple : s’adapter aux disponibilités / envoyer les cours par mail / simple et concis / modèles de documents divers
- Déterminer le mode de recrutement : être à l’écoute des féminines présentes dans nos rangs et surtout à la rencontre de celles qui n’ont pas encore franchi le pas, mais qui pourraient le faire.
- Evaluer le nombre de dames recrutées
- Identifier les thèmes à aborder – Administratif / Sportif / Financier / RH.